
Suite à un important sinistre incendie, cette maison a fait l’objet d’une réhabilitation complète. Seuls la toiture, les murs porteurs et les planchers ont été conservés, tandis que l’intégralité du second œuvre intérieur a été reconstruit. Les façades ont également été repensées afin d'embellir l’écriture architecturale de cette maison des années 1980 conçue en Siporex. Située en zone inondable, en bord de Mosson, la conception du projet a été guidée par une réflexion globale autour de la résilience face au risque d’inondation. L’ensemble des équipements techniques et des matériaux a ainsi été pensé pour permettre à la maison de subir une éventuelle montée des eaux avec un minimum de dommages. Les pompes à chaleur ont notamment été installées en hauteur et toute l’installation électrique principale a été implantée à l’étage. Au rez-de-chaussée, les matériaux ont été sélectionnés pour leur résistance à l’eau, tandis qu’une isolation spécifique adaptée aux contraintes d’inondabilité a été mise en œuvre. L’isolation thermique par l’extérieur a volontairement été limitée au R+1 afin de garantir la pérennité des ouvrages exposés. La rénovation énergétique a constitué un axe majeur du projet, permettant à la maison de passer d’une étiquette énergétique F à A. Cette performance a été obtenue grâce à une approche globale combinant :
Le traitement bioclimatique des façades a également joué un rôle central dans le confort thermique de la maison. Des arbres caducs ont été implantés quand d'autres ont été mis en valeur afin de protéger naturellement les façades des surchauffes estivales tout en laissant pénétrer les apports solaires en hiver pour chauffer passivement les espaces intérieurs. Un traitement paysager a été réalisé sur l'ensemble du terrain. Ce projet illustre une approche architecturale où réhabilitation, performance énergétique et adaptation au changement climatique s’articulent autour d’une même logique de durabilité.




